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PVit Certification : au Gabon, l'avenir du paiement digital se joue aussi sur les compétences

PVit Certification : au Gabon, l'avenir du paiement digital se joue aussi sur les compétences

Les 24 et 25 septembre, BAKO AI, l'entreprise qui édite la solution de paiement PVit, a réuni à ESIITECH une première promotion de développeurs, startups et professionnels du numérique pour les former à l'intégration de sa technologie.

Arsene Rebouka
Arsene Rebouka
•4 min

Derrière la formation, un pari : l'adoption du paiement digital dépend autant des talents capables de l'intégrer que de la technologie elle-même.

Une infrastructure de paiement ne se développe pas seulement grâce à ses utilisateurs. Elle a aussi besoin de professionnels capables de la connecter aux entreprises, aux applications et aux usages du quotidien. C'est sur ce constat que BAKO AI a lancé la Certification PVit, dont la première session s'est tenue à ESIITECH, partenaire académique du programme. L'entreprise la présente comme la première certification technologique du genre au Gabon.

Pendant deux jours, les participants ont travaillé sur les fondamentaux de l'intégration des paiements en ligne : API, plateformes e-commerce, applications mobiles, systèmes d'information et bonnes pratiques de sécurité.

Le « dernier kilomètre » technologique

Une API performante ne crée aucune valeur tant que personne ne sait la brancher. Pour un site marchand, une application mobile ou le système d'information d'une entreprise, chaque intégration exige de maîtriser les flux de paiement, les environnements techniques et les exigences de sécurité. Sans ces compétences, une infrastructure reste disponible sur le papier mais difficile d'accès dans la pratique.

C'est ce que l'on peut appeler le dernier kilomètre technologique : l'étape qui transforme une technologie disponible en un service réellement utilisé. C'est précisément à ce niveau que se place la Certification PVit.

Former pour faire adopter

Pour BAKO AI, le choix est assumé. « Former les talents locaux, c'est aussi construire l'avenir du paiement digital au Gabon », explique Aimé Tchang NGUEMA, cofondateur de l'entreprise, qui dit vouloir aller au-delà du développement et de l'intégration de solutions de paiement en transmettant l'expertise nécessaire à leur utilisation.

La logique est autant économique que pédagogique. Chaque développeur formé est un intégrateur potentiel, chaque intégration donne naissance à un nouveau produit, et chaque produit crée de nouveaux usages. Formation, compétences, intégrations, nouveaux projets, nouveaux usages : au bout de la chaîne, c'est le marché lui-même qui se développe.

La certification joue aussi un rôle de signal. Pour une banque, une FinTech ou une entreprise qui cherche à intégrer une solution de paiement, elle permet d'identifier des profils déjà formés et réduit la difficulté, bien réelle aujourd'hui, à trouver les bonnes compétences. L'ambition affichée par BAKO AI va dans ce sens : faire émerger un vivier local de spécialistes du paiement, capables d'accompagner banques, FinTech, entreprises et institutions dans leurs projets de transformation digitale.

Un pari d'éditeur, un enjeu d'écosystème

Le modèle n'est pas nouveau. Les grands acteurs technologiques, de Google à Salesforce en passant par AWS, ont bâti une partie de leur adoption sur des programmes de certification. En formant des professionnels à PVit, BAKO AI élargit aussi la base d'intégrateurs qui connaissent sa solution et seront enclins à la recommander.

Pour l'écosystème gabonais, l'intérêt se mesurera à la portée réelle de ces compétences. Un développeur qui comprend les API de paiement, la sécurité des transactions et l'architecture d'un flux de paiement pourra intervenir bien au-delà d'une seule solution. C'est là que l'initiative dépasse la relation entre BAKO AI et ses participants, et touche une question plus structurelle : qui possède aujourd'hui les compétences nécessaires pour intégrer les infrastructures numériques dans les entreprises locales ?

La prochaine bataille : l'adoption

Le paiement digital est souvent analysé sous l'angle des infrastructures, de la réglementation, de la confiance ou de l'inclusion financière. La capacité technique du marché à intégrer ces solutions est plus rarement évoquée. Elle en est pourtant un maillon essentiel.

« Une technologie prend véritablement de la valeur lorsqu'un écosystème sait la maîtriser, l'intégrer et la faire évoluer», résume Aimé Tchang.

Et si l'avenir du paiement digital au Gabon ne dépendait pas seulement des technologies que nous sommes capables de créer, mais aussi du nombre de personnes capables de les faire fonctionner ?

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Arsene Rebouka
Arsene Rebouka

Hey, je suis Arsène Rebouka. Fondateur de Techies et je contribue au débat tech quand j’ai deux minutes. Startups, marketing digital, innovation publique, gaming, tips RS : j’aime décortiquer ce qui fait avancer la scène tech africaine.

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