À partir de ce dimanche 2 août, l'Union européenne impose l'étiquetage de nombreux contenus créés par intelligence artificielle sur son territoire. Chatbots, avatars virtuels, deepfakes : dans le cadre de l'AI Act, Bruxelles veut aider les citoyens à distinguer « le réel de l'artificiel ». Les plateformes devront apposer des icônes ou labels sur les contenus générés par IA, sous peine d'amendes.
Au Gabon, une partie de ce chantier a déjà commencé.
Ce que dit la loi gabonaise
Le 26 février 2026, une ordonnance a été signée pour encadrer les contenus générés par intelligence artificielle dans l'espace numérique gabonais. Publiée au Journal Officiel en avril, elle pose trois obligations principales :
- L'interdiction de certains deepfakes, notamment ceux utilisés à des fins de désinformation ;
- L'obligation de marquage des contenus générés par IA, imposée aux plateformes et réseaux sociaux ;
- Un mécanisme de retrait accéléré pour les contenus problématiques identifiés.
La Haute Autorité de la Communication (HAC) peut, de sa propre initiative, diligenter un audit technique des systèmes de détection et de marquage déployés par les plateformes opérant au Gabon.
Ce que ça change concrètement
Pour un créateur de contenu, une entreprise ou un média au Gabon, le principe est simple : un contenu généré ou modifié par IA et présenté comme authentique peut désormais engager une responsabilité légale, et les plateformes ont l'obligation de mettre en place des outils pour le signaler.
C'est la même logique que celle qui entre en vigueur en Europe cette semaine — avec un calendrier et une méthode différents. Reste, comme pour tout texte récent, la question de son application concrète dans la durée.





